Les contes du Père Noël



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Père Noël

La tournée du Père Noël.

Il était une fois, en Finlande, un joli petit village qui se nomme Noëlville. Ce n’est pas un village ordinaire. En effet, ici, les personnes y résidant sont des familles de lutins. Et il y en a de tous genres, comme les humains : des adultes, des plus vieux, des enfants, des bébés, hommes et femmes. Ils se sont tous installés dans ce village pour rendre service à un vieil homme et pour que tous les enfants du monde soient heureux, un peu grâce à eux. Ils vivent tous en paix et en harmonie, heureux et gais, jour après jour. Leurs habitations, magnifiquement décorées et lumineuses, forment un cercle autour d’une maison centrale, aux nombreuses couleurs. Elle est recouverte de paillettes, étincelantes de mille feux, et de dessins en tout genre : des sapins, des étoiles, des branches de houx, et encore bien d’autres. Mais à qui donc appartient cette maison si grande et si belle ? Elle appartient à un vieil homme, à qui on ne donnerait pas d’âge, avec une grande barbe blanche tombant jusqu’au ventre, assez rebondi d’ailleurs. Il est célèbre dans le monde entier et les enfants l’appellent le Père Noël. Au bout du village, on peut apercevoir un grand établissement multicolore. Il s’agit de l’atelier du Père Noël et de ses petits lutins. En effet, c’est à l’intérieur de celui-ci que, durant toute l’année, tout le monde s’active à la fabrication des jouets. Et chaque année, il faut que tout soit prêt pour la veille de Noël. Lors des derniers jours d’ailleurs, l’atelier est semblable à une gigantesque fourmilière. Il faut emballer les derniers cadeaux et les charger dans le traîneau. Mais généralement, chaque année, tout est prêt à l’heure.

En ce soir du 24 décembre 2005, le Père Noël s’agite dans sa chambre car il cherche ses vêtements en mettant toute la pièce sans dessus dessous. Mais heureusement que la Mère Noël est présente à ses côtés pour retrouver tout ce que son mari perd.
- “Je vais être en retard pour ma tournée !”
- “Mais non ! Chaque année, c’est la même chose et tu sais bien qu’au bout du compte, tout se finit très bien !”
- “Oui, mais où sont mes chaussettes ?”
- “Sur ton lit !”
- “Et mes bottes ?”
- “Sous ton lit !”
- “Elles sont cirées au moins ?”
- “Mais oui ! Je l’ai fait ce matin”, répond-t-elle, patiente.
Le Père Noël est très agité, mais finalement, au bout de vingt minutes, il est enfin prêt. Il se regarde dans la glace et demande à sa femme :
- “Comment me trouves-tu ?”
- “Magnifique, comme d’habitude !”
Il se passe un dernier coup de peigne sur ses cheveux blancs mais soyeux et met son bonnet rouge au pompon blanc. Le vieil homme fait un bisou à la Mère Noël et se dirige vers les écuries, en prenant bien soin de ne pas oublier sa hotte remplie de cadeaux. Puis, il ouvre les portes de l’immense grange. A l’intérieur de celle-ci, se trouvent sept magnifiques rennes. Les lutins viennent à l’instant de terminer de les brosser, pour que eux aussi soient beaux en ce soir de fête. Le Père Noël attache Rodolphe de sorte qu’il soit à la tête de l’attelage. C’est un lutin qui l’a trouvé dans la forêt, deux mois auparavant. C’est un renne étrange avec un nez rouge. Le Père Noël sait que Rodolphe va beaucoup l’aider. En effet, il doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu’il risque d’être en retard dans ses livraisons nocturnes. Mais grâce au nez lumineux de ce renne, il peut s’orienter plus facilement dans la turbulence hivernale et mener à bien sa distribution de cadeaux. Ensuite, derrière Rodolphe, il place Dasher et Dancer, puis Prancer et Vixen. Vient ensuite le tour d’atteler Comet et Cupid, et finalement, en dernier, Dunder et Blixen. C’est la première fois que le jeune Rodolphe va participer à la distribution des cadeaux dans tous les pays du monde, et le renne est un peu angoissé. Les autres animaux s’impatientent car, pour eux, la veille de Noël est symbole de joie et d’extase. Enfin ils vont se dégourdir les pattes et voler toute la nuit durant. Le Père Noël dépose sa hotte dans le traîneau, rempli à ras bord de cadeaux. Puis, il s’installe. Tous les lutins, générations confondues ainsi que la Mère Noël se trouvent sur la grande place de décollage et un des petits êtres demande au vieil homme :
- “Père Noël, êtes-vous certain de vous souvenir de la route ?”
- “Judicieuse question”, s’exclame la Mère Noël avec un air malicieux.
- “Moi non”, répond-il, “mais eux, oui “, dit-il en désignant du doigt ses chers rennes.
Puis, tout le monde lui souhaite de faire une bonne route. Les flocons de neige commencent à tomber. La distribution de surprises peut débuter ! Le Père Noël s’envole au-dessus des toits et des cheminées qui crachent d’épaisses fumées blanches.

 

 

Arrivés dans la capitale de la Finlande, Helsinki, les rennes freinent tout en douceur pour lancer des cadeaux dans les cheminées. Mais, tout à coup, les animaux stoppent brutalement pour laisser passer une chouette et son bébé qui est en train d’apprendre à voler. Seulement, cet incident provoque la chute de la hotte. Rodolphe, ayant compris le problème, se pose immédiatement dans un champ. Le Père Noël descend du traîneau et se met à chercher le précieux sac. Soudain, il s’arrête net. Face à lui, se trouve un jeune garçon d’une dizaine d’années. Et il se trouve juste à côté de la hotte. Le vieil homme s’exclame :
- “Oh ! Merci, jeune homme ! Tu as retrouvé mon sac. Je peux dire que tu m’as sauvé la vie ! Que puis-je te donner en remerciement ?”
Le Père Noël se gratte la tête, et tout à coup, il a une idée.
- “Comment t’appelles-tu ?”
- “Yrjö !”
- “Alors, Yrjö, veux-tu venir dans mon traîneau pour m’accompagner dans ma tournée ?”
- “Oh oui, Père Noël, oui”, s’exclame l’enfant, fou de joie.
Alors, il monte dans le beau traîneau en bois, et ils s’envolent ensemble. Yrjö demande :
- “Où va-t-on, Père Noël ?”
- “Et bien tous les enfants finlandais ont eu leurs cadeaux, alors maintenant, nous allons en Pologne.”
- “Waouh”, lance-t-il, émerveillé.

Dans les rues de Varsovie, le vieil homme découvre un garçon qui court pieds nus. Intrigué, il saute de son traîneau pour atterrir sur le toit d’une maison, et il dit au jeune finlandais :
- “Tu es un grand bonhomme de dix ans, alors je te confie la distribution de cadeaux dans les maisons. Je te rejoindrai bientôt, d’accord ?”
- “C’est compris ! Tu peux avoir confiance en moi !”
Le Père Noël se met à rattraper le petit et après quelques minutes de course, il attrape l’enfant par la main.
- “Bonsoir”, dit-il.
- “Père Noël ? C’est vraiment toi ? Ou est-ce quelqu’un qui s’est déguisé ?”
- “C’est vraiment moi ! Tu peux tirer sur ma barbe et tu verras qu’elle est bien réelle !”
Aussitôt dit, aussitôt fait. Il tire sur la barbe et constate :
- “Ce n’est pas une blague alors ! Moi je m’appelle Samuel et j’ai cinq ans.”
- “Pourquoi tu courrais ? Où allais-tu comme ça ?”
- “Je ne sais pas où j’allais mais quand je suis triste, je cours pour oublier.”
- “Et pourquoi tu es triste ? Ce soir, pourtant, c’est magique !”
- “Oui, mais mon grand frère que je n’aime pas beaucoup m’a dit que tu n’existais pas. Et que c’étaient que les bébés qui croyaient en toi.”
- “Mais tu n’es plus un bébé et j’existe réellement ! Et tu pourras lui dire qu’il s’est trompé à mon sujet !”
- “Oh non ! Il arrive et moi, je ne veux pas passer le réveillon de Noël avec lui parce qu’il est méchant.”
- “Et avec qui veux-tu passer cette soirée alors ?”
- “Avec toi ! C’est possible ?”
- “D’accord !”
Il prend donc Samuel dans ses bras et ils rejoignent le traîneau où les attend Yrjö.
- “Excuse-moi pour le retard, Yrjö, mais je viens t’amener un nouveau copain. Je te présente Samuel et il va faire la suite de la tournée avec nous. Au fait, la distribution de cadeaux s’est-elle bien passée ?”
- “Oui, j’ai tout fait comme il faut !”
Les rennes hochent la tête en signe de confirmation. Puis ils s’envolent dans la minute suivante en Allemagne.

traineau du Père Noël

Le Père Noël, Yrjö et Samuel peuvent maintenant admirer les mille couleurs du Noël de Berlin. Et ils constatent que c’est la fête en-dessous d’eux. En effet, ils entendent des cris de joie et des rires. Les hommes jouent de la musique pendant que les enfants dansent en faisant des rondes. Quant aux femmes, elles gèrent le banquet et donnent à manger à ceux qui le leur demandent. Au milieu de cette effervescence nocturne, Samuel, du haut du ciel, remarque qu’un jeune garçon ne se mêle pas aux jeux des autres enfants.
- “Père Noël”, demande alors le petit garçon, “pourquoi il est tout seul l’enfant là-bas ?”
- “Je ne sais pas du tout ! Mais je pense qu’une petite promenade en traîneau lui ferait le plus grand bien.”
Samuel et Yrjö se penchent pour mieux observer le petit inconnu. Alors, le Père Noël leur dit :
- “Allez voir ce garçon et persuadez-le de monter avec nous. Vous étiez comme lui des petits garçons tristes avant de me rencontrer, alors il vous écoutera et vous suivra certainement.”
- “D’accord, Père Noël !”
Alors, les deux petits, une fois arrivés sur le sol, se dirigent vers le jeune garçon. Samuel est le premier à lui demander :
- “Bonsoir ! Pourquoi tu es tout seul ?”
- “Parce que je suis malheureux.”
- “Et pourquoi tu es malheureux ?”
- “Parce que mon papa et ma maman, ils ne m’aiment pas. Depuis que ma petite sœur est née, ils ne s’occupent plus de moi.”
Yrjö coupe la conversation en demandant :
- “Veux-tu venir avec nous dans le traîneau du Père Noël qui nous attend un peu plus loin ?”
Le petit garçon ouvre grand ses yeux et ses larmes disparaissent tout d’un coup.
- “Il est avec vous ? Je peux vraiment le voir ?”
- “Oui”, répondent les deux autres en chœur.
Alors ils l’entraînent vers le Père Noël et le vieux monsieur lui dit :
- “Bonsoir, toi ! Comment t’appelles-tu et quel âge as-tu ?”
- “Je m’appelle Hans et j’ai six ans et demi. Bientôt sept ! C’est vrai que je vais pouvoir faire une promenade avec toi, Yrjö et Samuel ?”
- “Mais oui ! Allez, montez les enfants ! Nous allons finir notre tournée dans ce pays et ensuite, direction Paris, en France.”
Et les rennes guidés par Rodolphe, reprennent leur chemin, sur lequel le Père Noël lance des cadeaux dans les cheminées, quasiment sans s’arrêter. Puis, au bout un moment de traîneau magique, ils peuvent enfin apercevoir Paris et sa Tour Eiffel. En la voyant, Hans et Samuel s’exclament en même temps :
- “La dame de fer !”
Et ils contemplent la belle ville lumineuse, émerveillés par ce spectacle féerique. Les rennes se chuchotent quelques phrases et prennent la décision de faire le tour du monument pour le plus grand bonheur des enfants qui rient, joyeux. Les rennes continuent à tourner. Soudain, le traîneau est déstabilisé à cause de quelque chose qui vient de tomber dedans. Alors les animaux conducteurs du chariot se posent sur le champ de Mars. Le Père Noël s’énerve :
- “Quelle est cette chose qui a failli faire chuter mon beau traîneau tout neuf ?”
La chose est tombée tout droit dans la hotte du vieil homme. Et tout à coup, il voit sortir de celle-ci une petite fille d’environ huit ans qui est toute gênée. Ahuri, le Père Noël demande :
- “Mais que fais-tu ici, petite enfant ? Et qui es-tu ?”
- “Je m’appelle Sabrina et je suis désolée si j’ai fait chavirer ton traîneau.”
- “Et d’où es-tu tombée, Sabrina ?”
- “De la Tour Eiffel.”
Le Père Noël fronce les sourcils, comme pour recevoir un peu plus d’explications, ce que la petite fille s’empresse de lui donner.
- “Ma maman m’a raconté que le soir de Noël, on pouvait t’apercevoir, mais seulement, si on se trouvait très haut. Alors, je suis montée sur la Tour Eiffel et lorsque j’étais au sommet, j’ai eu le vertige et je suis tombée.”
L’homme en rouge sourit et prend l’enfant dans son traîneau, puis ils partent. Sabrina demande :
- “Mais Père Noël, tu ne me ramènes pas chez moi ?”
- “Et bien non !”
- “Et pourquoi ? Où va-t-on ?”
- “Tu ne vois pas d’inconvénients à ce que je finisse ma tournée de cadeaux en France, et qu’ensuite, nous allions ensemble en Espagne ?”
- “Oh, Père Noël, je suis tout à fait d’accord !”
- “Mais d’abord, nous allons passer dans un petit appartement, dans le village de Monteux.”
- “Pourquoi ?”, demande Sabrina.
- “Parce que cette année, j’ai reçu une très jolie lettre d’une petite fille âgée d’un an. Elle s’appelle Emma et elle mérite d’avoir plein de cadeaux !”
Après être passés chez Emma, ils se dirigent vers Madrid. Arrivés là-bas, les enfants et le Père Noël atterrissent. Le vieil homme entre dans la cheminée d’une petite maison et s’engage dans le salon. Il remarque que le sapin brille de mille feux. Il pose les cadeaux commandés au pied de l’arbre. Il trouve sur la petite table basse de bois, trois galettes et une tasse de thé. Alors, il mange et boit un peu. Mais au moment où il s’apprête à partir, une petite voix le fait sursauter :

papa noel- “C’était bon, Père Noël ?”

Il se retourne et voit un enfant qui se présente :
- “Moi, je m’appelle Julio et j’ai sept ans. Et toi, quel âge as-tu ?”
- “Oh moi, je suis très vieux !”
- “Ah bon ? On ne dirait pas pourtant !”
- “Merci ! Mais que fais-tu debout à cette heure-ci ?”
- “Et bien, je voulais te voir. Et j’ai aperçu des enfants dans ton traîneau. Comment ont-ils fait ?”
- “Ils m’ont demandé de venir avec moi.”
- “Alors, moi aussi je peux !”
- “Bien sûr ! Allez, suis-moi !”

Et le Père Noël emmène Julio jusqu’au traîneau, où le jeune garçon fait connaissance avec les autres enfants des différents pays.
Puis, ils s’envolent en direction de l’Italie. Le vieil homme continue sa distribution de cadeaux tandis que les enfants, les yeux étincelants, admirent le paysage. La neige tombe toujours aussi fortement mais le nez lumineux de Rodolphe les aide beaucoup à s’orienter. Dancer demande au jeune renne en tête :
- “Alors Rodolphe, ça va ? Tu t’en sors ?”
- “Je crois que oui. Vous trouvez que je me débrouille bien ?”
- “Oh oui, sans aucun doute !”, s’exclame Blixen.
- “Moi, je trouve que pour le moment, ta première tournée est une réussite !”, ajoute Comet.
Alors Rodolphe est heureux et redouble de vitesse. Dans les rues de Rome, les surprises volent jusqu’aux cheminées. Mais dans une ruelle sombre, le Père Noël est attiré par un petit arbre dégarni. Alors, il y descend et au beau milieu des cartons qui jonchent le sol, il aperçoit une petite fille frigorifiée et se rend compte que l’arbre dégarni est son sapin de Noël. Il prend dans ses bras la fillette qui dort et arrivé au traîneau, il l’enveloppe dans une couverture pour qu’elle puisse se réchauffer. Alors que le chariot reprend se route vers le Royaume-Uni, la petite italienne se réveille :
- “Où suis-je ?”
- “Dans le traîneau du Père Noël”, lui répond Yrjö.
- “Ne t’inquiète pas, nous sommes tes amis”, rajoute Sabrina en la serrant fort contre elle. “Comment tu t’appelles ?”
- “Moi, c’est Tina et je crois que j’ai six ans.”
- “Que faisais-tu dehors ?”, lui demande le Père Noël.
- “Et bien, je vis dehors. Ma maison, ce sont mes cartons mais je suis tellement heureuse que tu aies trouvé mon arbre de Noël. Je ne sais pas pourquoi mais je savais que tu viendrais me voir, même si je vis dans la rue.”
- “Mais où sont tes parents ?”, interroge Samuel.
- “Je n’ai pas de parents. Je vivais dans une autre famille que la mienne et je suis partie car ils étaient trop méchants avec moi.”
Tout le monde reste muet mais le Père Noël reprend la parole :
- “Écoute Tina, ce soir est un soir de fête alors je veux que tous les enfants oublient leurs problèmes et que tout le monde soit heureux.”
- “D’accord !”, s’exclament Tina et les autres enfants.

cadeaux du Père Noël

- “Regardez les petits, nous arrivons à Londres !”
Les cadeaux pleuvent de plus belle sous les paroles du Père Noël :
- “Des surprises pour les enfants Douglas, des jouets pour les MacLand…”
Soudain, le traîneau stoppe net au beau milieu du ciel. Intrigué et inquiet, le vieil homme demande :
- “Ola, les rennes ! Que se passe-t-il ?”
- “C’est Prancer qui vient de se faire mal à la patte”, explique Vixen.
Alors ils se posent sur le sol londonien. Tandis que le Père Noël soigne le pauvre renne, Neville, un petit anglais de six ans s’introduit dans le chariot. Étonnés, les autres enfants l’assomment de questions. Yrjö demande :
- “Qui es-tu ?”
- “Neville.”
- “Tu viens de ce pays ?”, interroge Samuel.
- “Ben oui !”
- “Il fait toujours aussi froid ici ?”, questionne Sabrina.
- “Presque toujours mais quelquefois, il fait chaud aussi !”
- “Tu habites ici depuis longtemps ?”, demande Julio.
- “Je ne sais pas.”
- “Tu ne sais pas ? Tu sais compter pourtant !”, s’exclame Hans, étonné.
- “Oui mais je crois que je n’ai pas assez de doigts pour calculer.”
Les enfants se mettent à rire.
Puis le Père Noël se réinstalle dans le siège du traîneau, se tourne vers les enfants et constate :
- “Je vois que vous êtes bien joyeux, alors, on peut repartir !”
- “Tu es le vrai Père Noël, toi ?”, questionne Neville.
- “Tiens, voilà un nouvel enfant !”, s’exclame l’homme en rouge. “Comment te nommes-tu, petit ?”
- “Il s’appelle Neville et il a six ans”, répondent les autres enfants en chœur à la place du petit Anglais.
- “Et bien, je vois que vous avez déjà fait connaissance. Très bien ! Et bien bonsoir et bienvenue à bord du traîneau du Père Noël. Notre prochaine destination est le Groenland.”
Alors que le chariot magique survole l’océan Atlantique, le Père Noël ordonne à ses enfants :
- “Les petits, vous trouverez dans la grande malle à votre droite des pulls en laine. Alors prenez-les et couvrez-vous bien car nous arrivons dans un pays très froid où les maîtres de ce monde sont les pingouins, les phoques et les ours polaires !”
Sur les conseils du Père Noël, ils s’habillent plus chaudement et ils arrivent sur les terres enneigées et les océans de glace. Tout est blanc, pur et beau. C’est la première fois que Julio, le petit espagnol, voit de la neige et il est tout émerveillé.
- “Que c’est beau ! Que c’est beau !”, ne cessent de répéter les enfants.
- “Oh, il y a un troupeau de pingouins sur la banquise”, remarque Sabrina.
- “Et il y en a même un qui se noie,” constate le garçon finlandais.
- “Voyons Yrjö”, réplique le Père Noël, “les pingouins savent nager !”
- “Oui mais il y a quand même quelque chose qui se débat dans l’eau,” montre Samuel.
- “Rodolphe, pose-nous à terre ! Il me semble qu’il s’agit d’un enfant.”
- “Mais”, proteste Dasher, “la neige est trop fine à cet endroit, et il y a peu de glace. Nous risquerions de couler nous aussi.”
- “Je sais ce que nous pouvons faire, propose Hans, nous allons faire du rase-motte sur l’eau et les deux enfants les plus âgés, c’est-à-dire Yrjö et Sabrina vont attraper l’enfant”.
Le plan est mis à exécution et ils peuvent enfin repêcher le tout petit garçon. Le Père Noël décide qu’il ferait le reste du voyage avec eux. Julio enveloppe l’enfant dans une grande couverture laineuse. Le petit tousse un peu, et Sabrina, telle une petite maman, s’occupe de lui et lui pose quelques questions.
- “Comment t’appelles-tu, petit garçon ?”
- “Inouk.”
- “Inouk ?”, répète-t-elle.
- “Oui.”
- “Et tu sais quel âge tu as ?”
Sur cette question, l’enfant déplie trois de ses doigts : le pouce, l’index et le majeur. Il a donc trois ans, et c’est le plus jeune des huit enfants. Par la suite, Neville se plaint :
- “Il fait très froid ici ! On ne peut pas aller ailleurs ?”
- “Et bien, l’avantage du Groenland”, répond le Père Noël, “c’est qu’il y a très peu d’habitations. Je finis ma distribution et après nous irons dans un autre pays.”

téléphone du Père NoëlFinalement, ils se dirigent vers le Canada et le vieil homme dit :
- “Nous allons à Montréal.”
- “Mais il fait froid aussi là-bas”, constate Julio.
- “Oui, mais beaucoup moins qu’au Groenland en tout cas”, rétorque Yrjö. Le traîneau doit se poser dans cette ville à cause de Cupid qui a attrapé un gros rhume lors de leur passage chez les pingouins.
A Montréal, il y a la fête foraine mais le Père Noël a ordonné aux enfants de rester dans le traîneau. Une si belle fête dans une ville si étincelante, Inouk n’en a jamais vu, lui qui vient du pays de la glace et de la banquise. Alors discrètement, il sort du chariot et se faufile entre les gens. Il marche droit devant lui mais finit par se perdre parmi tous ces adultes. Lorsqu’il se rend compte qu’il ne sait plus où il est, il s’assoit à côté des auto-tamponneuses et se met à pleurer. Les gens qui rient passent à côté de lui, sans même se rendre compte de sa présence. Mais heureusement que Lara le remarque. Elle s’accroupit près de lui et lui demande :
- “Pourquoi tu pleures ?”
- “Parce que je me suis perdu.”
- “Où sont tes parents ?”
- “Au Groenland. Moi, je suis avec le Père Noël.”
- “Le Père Noël ? Je suis passée à côté de lui, il y a quelques minutes. Il y a un traîneau et plein d’enfants dedans, n’est-ce pas ?”
- “Oui, oui !”
- “Allez, donne-moi la main, je vais te raccompagner jusqu’à lui.”
La jeune canadienne se faufile entre toutes ces personnes, et finalement, elle le ramène jusqu’au Père Noël, qui s’exclame en le voyant :
- “Inouk ! Mais où étais-tu passé ? Nous te cherchions de partout !”
- “Je me suis perdu. C’est elle qui m’a aidé”, dit-il, en désignant Lara.
- “Bonsoir”, dit le Père Noël.
- “Bonsoir !”
- “Heureusement que tu étais là ma petite…”


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